CHART

INTRODUCTION

De tout temps, les hommes ont voulu prévoir le futur. C'est une constante de la nature humaine que de vouloir créer, modifier, influencer, ou plus modestement de pronostiquer et d'anticiper ce que pourrait être l'avenir.

Tous les domaines possibles furent, sont et seront explorés par des chercheurs de toutes compétences et de toutes envergures ; l'un des plus étudié et des plus récalcitrant à l'analyse est celui de l'économie et plus particulièrement, le secteur de la finance.

La volatilité des actifs financiers pose un problème majeur pour les économistes et gouvernements du monde face à des économies de plus en plus intégrées et une information qui circule désormais en temps réel.

Comment en effet, donner une évaluation fiable en francs du coût de la facture pétrolière Française pour 1986 alors que pendant cette période le $ a baissé de 40% et que le prix du baril exprimé (et vendu) dans cette monnaie a baissé, lui aussi dans des proportions identiques ?


L'observateur peut tenter de s'appuyer sur deux outils:

L'ANALYSE FONDAMENTALE

L'ANALYSE TECHNIQUE

Généralement, investisseurs et décideurs associent ces approches. L'analyse technique venant confirmer ou tempérer un jugement d'ordre fondamental. Ou inversement !... Le processus qui aboutit aux décisions les plus "scientifiquement" étudiées, aux actes les plus réfléchit conserve inévitablement une part de subjectivité et d'irrationnel propre à la nature humaine, particulièrement en matière de finance.

A l''inverse les économistes ne reconnaissent pas la rationalité de la démarche des analystes techniques (rationalité à laquelle ils ne prétendent d'ailleurs pas) jugeant que les éléments et les paramètres pris en compte n'ont pas de fondements scientifiques.

En dépit de ces quelques frottements, il existe des économistes admettant, en privé, qu'ils s'égarent au moins aussi souvent que les hommes de marché, que les approches et les conclusions fondamentales et techniques sont déduites de séries économiques comparables, détaillées pour les conjoncturistes, (inflation, PNB, taux, balance commerciales), synthétique pour les techniciens (les cours).

Pour imager ce conflit, un économiste tentera de prévoir le point de chute du revers de Mac Enro en analysant les données concernant la force du coup, l'angle de frappe, l'élasticité de la balle, de la raquette et bien d'autres éléments telle que la force du vent. L'analyste technique (comme Jimmy Connors) observera la courbe décrite par la balle pour anticiper la zone probable d'impact. La démarche est indéniablement moins noble, mais sa pertinence, son efficacité n'est plus à démontrer.


En conclusion, personne n'a, heureusement, jamais réussi à traduire le comportement humain en équation (un monde parfaitement prévisible serait aussi parfaitement monotone et triste) les économistes créeront donc pour longtemps encore de nouvelles théories et de nouveaux modèles et les chartistes n'ont pas fini d'analyser les graphiques et autres instruments qui leur permettent d'exister depuis des décennies. Vive la diversité, elle étend le champ des possibles et ajoute de la vie à la vie.


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