La voie sous-cutanée

montée en ligne le 1er septembre 2001 (last updated)

Un article fort intéressant est paru dans la Revue de Gériatrie en mai 2001 :

Feteanu D., Trivalle C., Lefebvre-Chapiro S., Sebag Lanoë R. La fin de vie des patients déments. pp423-28.

Les auteurs y présentent des recommandations dans le domaine de la voie sous-cutanée lors de la fin de la vie des déments. Nous nous sommes appuyés sur leur article pour faire état de notre pratique.

médicaments utilisables par voie sous-cutanée continue indications principales dans notre service possibilité de mélange dans un pousse-seringue utilisation dans notre service
MORPHINE ampoules de 20 mg (chlorhydrate de morphine) douleurs

polypnée

oui avec midazolam, halopéridol et scopolamine (pratique personnelle)

oui

HYPNOVEL * ampoules de 5 mg (midazolam) anxiété spontanée ou réactionnelle, dyspnée chez un patient lucide oui avec morphine, halopéridol et scopolamine (pratique personnelle)

oui

HALDOL * ampoules de 5 mg (halopéridol) délire, hallucinations, nausées, vomissements oui avec morphine, midazolam et scopolamine (pratique personnelle)

HALDOL ou NOZINAN ne sont pas miscibles avec SOLUMEDROL dans un petit volume

oui

SCOPOLAMINE COOPER *ampoules de 0,5 mg (scopolamine) hypersécrétion bronchique, râles, nausées oui avec morphine, halopéridol et scopolamine (pratique personnelle)

oui

SOLUMEDROL * 40 mg (méthyl-prednisolone) bronchospasme, infection respiatoire basse non à notre connaissance

HALDOL ou NOZINAN ne sont pas miscibles avec SOLUMEDROL dans un petit volume

oui

Chlorpromazine (LARGACTIL *) non à notre connaissance

non

Lévomépromazine (NOZINAN *) non à notre connaissance

HALDOL ou NOZINAN ne sont pas miscibles avec SOLUMEDROL dans un petit volume

non

médicaments utilisables par voie sous-cutanée discontinue indications principales dans notre service possibilité de mélange dans la même seringue utilisation dans notre service
atropine (ATROPINE *) non à notre connaissance non
néostigmine (PROSTIGMINE *) syndrome d'Ogilvie possible avec l'atropine oui
clonazépam (RIVOTRIL *) convulsions non à notre connaissance oui
phénobarbital (GARDENAL *) convulsions non à notre connaissance non
amikacine (AMIKLIN *) infection non à notre connaissance non par voie SC
ceftriaxone (ROCEPHINE *) infection non à notre connaissance non par voie SC
déxaméthasone (SOLUDECADRON *) oedème tumoral, obstruction bronchique non à notre connaissance non

Modalités de la perfusion sous-cutanée

quantité ne pas dépasser 60 ml par heure et par point d'injection (pratique personnelle). Ne pas dépasser 1,5 litres par 24 heures (Feteanu D. et coll. 2001)
site éventuellement au niveau du dos avec un cathéter fin et court, utile si la personne est agitée (pratique personnelle)
soluté
  • glucosé à 2,5% qui a notre préférence habituelle, mais aussi SSI, SGI (pratique personnelle)
  • toujours ajout de NaCl à l'exclusion de toute autre substance (pratique personnelle)  et (Feteanu D. et coll. 2001)
aiguille aiguille à ailette ou cathéter fin et court, utile si la personne est agitée (pratique personnelle)
complications possibles
  • surinfection locale
  • oedème local par mauvaise résorption, surtout en cas d'hypoprotidémie chez des vieillatrds dénutris (Feteanu D. et coll. 2001) ou encore en l'absence de déshydratation, ou encore en présence d'une hyperhydratation.
  • nécrose cutanée ne cas d'erreur de soluté (Feteanu D. et coll. 2001)

Bibliographie

Feteanu D., Trivalle C., Lefebvre-Chapiro S., Sebag Lanoë R. La fin de vie des patients déments. Revue de Gériatrie, mai 2001, pp 423-28.


Ecrivez à l'auteur : pour Bernard Pradines

Retour à la page d'accueil